Stop à la contagion !

Nous stoppons vos postillons depuis le 22 mars 2020 : découvrez sur quels arguments à l'époque !
Portons tous un écran anti-postillons dans l'espace public pour freiner et arrêter la pandémie.
Les écrans anti-postillons (EAP) sont des masques fait maison, à partir de T-shirt découpés, de masques en coton cousus, ou d'autres matériels... Ils doivent couvrir nez et bouche lors des sorties.
Leur but est collectif et altruiste : protéger les autres et être protégé si chacun en porte.
Ils n'ont évidemment d'intérêt que dans un contexte de pénurie de masques certifiés.

Comprendre les protections faciales commercialisées

Le SARS-CoV-2 (virus à l’origine de la COVID-19) mesure 125 nm, et est transmis dans des gouttelettes de taille plus importante. Afin de limiter sa propagation, le port généralisé d’EAP est recommandé notamment pour éviter la SORTIE de gouttelettes infectées (il est possible d’être infecté sans avoir de symptômes donc sans le savoir).
Les EAP peuvent être artisanaux, avec une efficacité de filtration estimée à 73 % sur des particules de 1 micron lorsqu’ils sont en une couche de coton de torchon de cuisine
(étude de 2013).
Ainsi, comme vous le verrez ci-dessous, certains EAP peuvent donc avoir une capacité de filtration supérieure aux masques commercialisés (notamment aux UNS2), testés sur 3 microns. Une double protection (masque + visière) aura une capacité de filtration plus élevée qu’une simple protection.
Les masques artisanaux réalisés selon les spécifications AFNOR peuvent faire l’objet d’une autodéclaration (SPEC AFNOR S76-001:2020). Il ne s’agit pas de normes mais de recommandations.
De la même façon, des professionnels ont proposé des SPEC pour les écrans faciaux, que nous hébergeons ici.

1

Masques grand public ou alternatifs
(nouveauté en 2020)

Ils filtrent LA SORTIE d’aérosols de 3 000 nm avec une efficacité de 70 % (UNS2) ou de 90 % (UNS1).

Testés par la Direction Générale de l’Armement, ils ont un logo précisant le nombre de réutilisations possibles assurant le maintien de ce niveau d’efficacité.

Idéalement pour tout patient. Les UNS1 sont actuellement réservés aux professionnels en contact avec le public ; les UNS2 à un usage collectif.

2

Masques chirurgicaux 
(Norme EN 14683)

Ils filtrent LA SORTIE d’aérosols de 3 000 nm avec une efficacité de 95 % (masque chirurgical

Leut but premier est d’éviter de transmettre des gouttelettes (d’où le nom : pour éviter que l’équipe chirurgicale ne contamine le site opératoire). 

Idéalement pour tout patient. En période de pénurie, pour les patients à très haut risque (immunodépression) et pour tout soignant, afin de protéger ses patients (et un peu se protéger).

3

Appareils de protection respiratoire 
(Norme NF EN 149)

Ils filtrent L’ENTRÉE d’aérosols de 600 nm avec une efficacité de 80 % (masque FFP1), de 94 % (masque FFP2) ou de 99 % (masque FFP3).

Attention, dans le cadre du port généralisé d’EAP, il est important de limiter la sortie de gouttelettes. A ce titre, les masques ne doivent PAS avoir de valve expiratoire (souvent présente sur les FFP2 utilisés dans le BTP).

Idéalement pour tout soignant. En période de pénurie, pour les manœuvres générant une aérosolisation (intubation, extubation, kiné respiratoire…) sur patient suspect.

Comment fabriquer un écran anti-postillons ?

Il existe de nombreux guides qui fleurissent de partout.
Parce qu’en France (et ailleurs), nous n’avons pas de masque, mais nous avons des idées !

Si vous souhaitez lire l’argumentaire scientifique avant de fabriquer votre EAP, cliquez ici

Attention, le port d’un EAP est contre-indiqué avant l’âge de 3 ans et si le porteur n’est pas en mesure de le retirer seul.

Voici une méthode simple ne nécessitant aucun matériel (à part un T-shirt et des ciseaux).
(Démonstration en vidéo pour le masque de la partie haute)

De nombreux tutoriels existent, avec ou sans couture…

Nous avons rangé les différents écrans en 3 catégories, du plus simple au plus complexe (sans meilleure efficacité démontrée de l’un ou l’autre à ce jour) : en tissu sans couture (avec des pliages ou des découpes), en tissu avec couture (en privilégiant les masques 2 ou 3 plis aux masques avec couture sagittale, qui restent bien mieux que rien), et les visières en plastique (feuille de reprographie, impression 3D…)

Pour le tissu, le coton est respirable ; si vous avez accès à ces caractéristiques, une densité de 57, 80 voire 100 fils/cm2 assurera un tissage plus dense et serré.

En cas de difficultés liées à la couture, des tutoriels et conseils sont possibles par l’armée de couturier.e.s solidaires de #MaskAttack

Les liens amènent vers des publications originales : nous avons souhaité rendre hommage ici aux nombreuses initiatives et à la créativité de chacun. 

Certaines initiatives visent ou ont visé à fabriquer (ou distribuer) des EAP massivement ou collectivement

La plateforme “JeSauveDesVies.com” vise notamment à collecter et distribuer des EAP

Depuis le 8 mai, la Ligue Hauts-de-France d’Athlétisme et la Route du Louvre proposent de vous fournir 200 à 1000 tissus validés pré-découpés de “masques résilience”, à coudre à la machine (cf. tutos “masques résilience” ici et ). Ils remercient les participants par une inscription à une de leurs courses, un T-shirt et un sweat.

Opération 100 000 masques par la Route du Louvre

D’autres initiatives sont listées ci-dessous

Initiative Masques solidaires Initiative Chacun son masque

Des acteurs du Nord et de la Côte d’Opale (sous le contrôle du CHU de Lille) fabriquent et distribuent des masques lavables et réutilisables. Ils ont été validés par le CHU de Lille mais ne respectent pas les recommandations de l’AFNOR. Si vous souhaitez y participer en tant que couturier, industriel du textile, collectivité, consultez leurs sites !

Se renseigner sur l’initiative Des Masques en NordSe renseigner sur l’initiative pour la Côte d’Opale

Et si vous voulez aller plus loin sur les tissus conformes ou non conformes…

L’AFNOR a fait des recommandations précises et répond à plusieurs questions sur cette page de FAQ. Elle conseille notamment des masques 3 couches avec 2 en coton 90 ou 115 g/m2* et une en coton non tissé de 400 g/m2* ou du spunbounded. (*ce grammage se calcule ainsi : masse en gramme, divisé par la surface (largeur en mètre x longueur en mètre). La plupart des T-shirts ont un grammage supérieur à 120 g/m2. Toutefois, cela peut être serré avec tissage fin (80 ou 100 fils/cm2) ou lâche avec fils épais : le “grammage” seul ne suffit pas.)
L’AFNOR déconseille la ouatine (peu filtrante), le jean, la toile cirée, le tissu enduit (peu respirable), le jersey (peu faisable), la polaire, la cretonne rugueuse (trop chaud pour l’été), le filtre à café et le tissu d’aspirateur (possiblement allergisant ou particules toxiques, peu respirable).  

FAQ de l’AFNOR

L’Institut Français du Textile et de l’Habillement, EuraMaterials et TechTera ont défini les tissus conformes et non conformes. Leur tableau est mis à jour régulièrement.

Tableau sur les tissus de l’IFTH, EuraMaterials et TechTeraInformations vulgarisées d’une ingénieure en textile : Coutures et paillettes

Comment utiliser mon écran anti-postillons ?

Retrouvez les informations sur le site du gouvernement (27 avril)

L’utilisation d’un EAP est simple. Il doit couvrir votre bouche ET votre nez. De principe, il faut considérer que l’EAP est potentiellement contaminé dès que vous sortez (il ne faut donc pas trop y toucher, et vous lavez les mains si c’est le cas, en particulier avant de la porter à la bouche). 
Son efficacité est limitée dans le temps (maximum 4 heures), car la vapeur d’eau de votre haleine va l’humidifier et en diminuer sa capacité de filtration.
N’oubliez pas que ces masques “artisanaux” sont là pour remplacer dans un contexte de pénurie les masques certifiés : lorsque ces derniers seront disponibles en quantité suffisante, il faudra les privilégier.

Résumé de l’utilisation par Sextant 76Résumé de l’utilisation (Le Figaro)Résumé de l’utilisation (commune d’Ixelles/Elsene)
Avant la sortie

Je me lave les mains avec de l’eau et du savon ou avec une solution hydro-alcoolique

Je ne manipule l’écran que par les lanières (pas de contact avec l’EAP pour ne pas l’humidifier)

J’installe l’EAP avant de sortir de chez moi

Il doit couvrir ma bouche, mon nez et mon menton (bien ajusté au niveau du nez et du menton, pour limiter les ouvertures). 

Pour bien ajuster, il est recommandé de ne pas avoir certains types de barbes !

Quelles barbes sont possibles, lesquelles sont à éviter ?Comment éviter la buée sur les lunettes, avec un pli ou un mouchoir ? (en italien)
Pendant la sortie

J’essaie au maximum de ne pas toucher l’écran lorsqu’il est en place (s’il a bougé, vous pouvez uniquement le déplacer en jouant sur les lanières, pas en touchant la partie externe).

Toutefois, si vous le touchez, ce n’est pas GRAVE ! Il est extrêmement peu probable que votre masque soit souillé (s’il l’est, c’est qu’il vous a protégé, remerciez le !). Votre masque est là pour protéger les autres. Lavez-vous les mains si vous le pouvez.    

Idéalement, je ne l’enlève pas quand je suis à l’extérieur (il y a un risque de transmission du virus si les mains touchent la bouche ou le nez).

J’évite de le déplacer sur le front ou le cou (zones du visage à considérer comme potentiellement souillées, et donc l’écran pourrait remonter ces germes vers votre bouche). Oui, vous pouvez le baisser précautionneusement sur le menton de temps en temps (pour boire, mieux respirer, etc.) tant que vous le faites à distance de toute autre personne (> 5 mètres pour vous laisser le temps de la manipulation sans stress). Votre menton étant “derrière le masque”, il n’y a aucun risque d’en remonter des postillons contaminés.

L’EAP doit toutefois être changé dans les situations suivantes : après 4h, si le masque est humidifié (pluie, éternuements répétés…), si le masque est endommagé. 

Après la sortie

Je me lave les mains avec de l’eau et du savon ou avec une solution hydro-alcoolique avant de toucher l’EAP. 

Je n’enlève jamais l’EAP en présence d’autres personnes. Je retire l’EAP par les lanières (sans toucher la face externe, à considérer comme contaminée), en limitant le contact avec la partie exposée (externe) de l’écran.

Je me lave à nouveau les mains au savon ou à la solution hydro-alcoolique après le retrait.

Devenirs possibles de l’EAP après l’utilisation

Soit je le jette à la poubelle immédiatement s’il est à usage unique (situation idéale – la “réutilisation” est une solution dégradée).

Soit je le stocke en attendant de le nettoyer : dans une boîte hermétique (lavable à l’eau de javel, à l’alcool, etc.), dans un sac plastique jetable (ou dédié uniquement à cet usage), dans un sac plastique
ou une boîte hermétique (à nettoyer ensuite a l’eau de javel) si je ne peux pas le désinfecter aussitôt. Eviter de le mettre dans sa poche ou son sac (ou considérer ensuite qu’il y a potentiellement du coronavirus dedans – là encore, c’est une vision “paranoïaque”).

Soit je le désinfecte s’il est en tissu réutilisable : la “solution reine” est de le passer le laver à 60° pendant 30 minutes avec un détergent, idéalement en machine à laver (réf de l’ECDC, le virus est inactivé après 30 minutes à 56°) puis le faire sécher rapidement (dans les 2 heures idéalement pour éviter la prolifération de levures) au sèche-linge, sèche-cheveux ou à l’air loin de toute source de contamination.

Après plusieurs cycles, les fibres vont se resserrer et le masque va devenir moins respirable : il faut en changer régulièrement. 

Comment faire si je n’ai pas la possibilité de lancer une machine à laver de 30 minutes à 60° tous les soirs en raison de “la vie réelle”TM ?

Voici ce qui “tue” le SARS-CoV-2 et les limites. Ces données sont issues de cette étude (Lancet 2020) :

la température : 5 minutes à 70° ou 30 minutes à 60°. Pourquoi recommander 60° et 30 minutes alors ? Parce que certains autres micro-organismes pourraient survivre à cette température et sans savon (levures, etc.). Néanmoins, ces autres germes survivent tout aussi bien sur vos tours de cou, écharpes que vous ne lavez pas pour autant tous les soirs.
– ou le savon : 15 minutes. 
– ou l’alcool à 70°, la chlorhexidine (0,05 %), la povidone iodée 7,5 % (bétadine), l’eau de javel 1 % : 5 minutes.
Toutefois, ces solutions dégradent la qualité du tissu et ne sont pas à privilégier. Elles ont un intérêt évident pour les visières ou les masques en PVC (en s’assurant d’un bon nettoyage avant d’appliquer à nouveau sur le visage, notamment pour l’eau de javel).

Donc… Si vous ne pouvez pas laver à 60° tous les jours pendant 30 minutes, les options suivantes semblent scientifiquement tout à fait acceptables : 
– four à 70° : pendant au moins 5 minutes   – lavage à la main avec savon/détergent : pendant au moins 15 minutes (et idéalement des températures élevées, sans vous brûler…)
– casserole d’eau chaude à 70° (100° abîme le tissu) : pendant au moins 5 minutes. Attention à couvrir la casserole pour éviter une “aérosolisation” dans la cuisine des germes du masque. 

Et le jour où vous avez le temps, en lavant votre linge de maison (serviettes/torchons/draps) à 60°, mettez vos masques dans la machine (pour les autres germes qui auraient pu survivre aux autres solutions). Ne laissez pas tomber le port du masque pour des difficultés pratiques de nettoyage liées à un protocole unique inadapté à vos vies !

Autres références pour le passage au four : COVID19Ether, SAGES, Vidal Actus.
L’absence d’action mécanique (frottement) et de savon dans le four ne permettent pas l’élimination d’autres micro-organismes (levures, etc. ; cf. article de CheckNews). Mais encore une fois, ce risque de contagion par des micro-organismes est surtout théorique : par analogie, si vous portez une écharpe sur votre visage 1h par jour pendant plusieurs semaines l’hiver sans la nettoyer chaque soir, vous ne tombez pas gravement malades…  
Le lavage à de hautes températures (faire bouillir) ou utiliser des produits trop corrosifs (alcool, eau de javel…) va altérer les capacités de filtration.
Le passage au micro-ondes n’a pas d’intérêt démontré (ça fait chauffer les particules d’eau), le passage au congélateur non plus (bien au contraire, ça va conserver le virus !). Le repassage au fer à vapeur seul ne semble pas suffisant (difficulté d’assurer une température élevée et homogène pendant une durée suffisante).

En savoir plus sur les normes et recommandations

Argumentaire en faveur du port d’un écran anti-postillons

Pourquoi porter un écran anti-postillons ? 

Attention, le port d’écrans anti-postillons est contre-indiqué avant l’âge de 2 ans
et pour toute personne dans l’incapacité de le retirer seul.

La communication est plus liée à la pénurie qu’à la science

Face à la pandémie COVID-19, nous manquons de masques de protection pour en distribuer à toute la population.
Sinon, toute la population en aurait, car c’est un moyen efficace et éprouvé de lutte contre la contagion.
D’ailleurs, le gouvernement le recommande à partir de la mise à disposition des masques grand public le 11 mai. 

Porter un EAP permet de laisser les masques certifiés à ceux qui en ont besoin

Les EAP (et les masques grand public) visent à se rapprocher des masques chirurgicaux.
Les masques chirurgicaux sont dédiés à protéger l’environnement (comme en porte toute l’équipe au bloc chirurgical, pour protéger le patient de leurs postillons). Leur but est altruiste : protéger l’autre.
Si une seule personne au bloc n’a pas de masque, elle peut contaminer le patient. 

Les masques FFP2 sont dédiés aux soignants pour “se protéger”. Ce sont les seuls permetant une protection individuelle. 

Si vous avez des masques FFP2, proposez-les aux soignants les plus proches (en ville, les médecins en ont reçu 12 avant le 20 avril).

Avis de la Société Française des Sciences de la stérilisation et de la Société Française d’Hygiène Hospitalière

Le port généralisé est recommandé par de nombreux pays, agences de santé américaine et européenne

La République Tchèque a recommandé le port d’EAP dans l’espace public à partir du 19 mars. De nombreux pays l’ont suivie (Autriche, Slovénie, Slovaquie, Canada, Luxembourg, Maroc, Portugal, Cameroun, Pologne, Allemagne…)
Le centre européen de prévention et contrôle des maladies a recommandé le port généralisé le 8 avril, peu après le même avis de ses homologues américains (3 avril). 

En France, le port généralisé est aussi recommandé par les principales sociétés savantes

Suite à la création de notre initiative le 22 mars, nous avons notamment été rejoint par la Société Française de Santé Publique, le Collège National des Généralistes Enseignants et le Collège de la Médecine Générale.

Le 2 avril puis le 22 avril, l’Académie Nationale de Médecine a recommandé le port généralisé d’EAP maison… Alors “aux masques, citoyens !”

Le port généralisé sera indispensable dans un avenir proche : autant anticiper…

Après la phase 3 de la pandémie (confinement) vient la phase 4 (retour à la normale), pouvant s’accompagner de nouvelles vagues épidémiques.

Il faudra poursuivre pendant cette phase 4 le « confinement des bouches et nez » pour limiter la survenue précoce d’une nouvelle épidémie sur le territoire. Les EAP – à défaut de masques – auront toute leur place, et c’est dès aujourd’hui qu’il faut commencer à les porter !

Cet avis est repris par l’Académie de médecine dans son communiqué du 2 avril. 

Miser sur l’intelligence des gens

Parmi les réfractaires au port généralisé d’EAP, nous entendons souvent cet argument : “les gens ne vont plus respecter les mesures barrières.”
Cet avis ne se base sur rien scientifiquement. Qui va s’enhardir parce qu’il a sur le visage un morceau de T-shirt découpé, ou un masque cousu ?  Il s’agit bien d’une sixième mesure barrière supplémentaire, qui ne remplace en rien la consigne de confinement ou les autres mesures barrières (distanciation sociale, etc.). Elle peut permettre de diminuer votre pouvoir de contagion lors des activités nécessaires (parce que la réalité fait que la distanciation sociale est parfois complexe entre 2 rayons au supermarché…)
Enfin, pour 40 millions de Français devant porter un nouveau masque toutes les 4h, il est indispensable de compter sur chacun, dès aujourd’hui, plutôt que sur une production industrielle dans plusieurs semaines. 

Les écrans protègent les autres… et vous-mêmes !

Le but premier des écrans anti-postillons est de protéger les autres de vos projections. 
N’importe quel écran fera mieux que rien !  Plus de gens en portent, plus VOUS et vos proches êtes protégés. C’est dans ce cadre collectif et altruiste qu’ils doivent être envisagés.

Explications en BD par Le Pharmachien

Néanmoins, un écran vous protège également de 3 manières : primo, en limitant le portage de votre main à votre visage ; deuxio, en incitant peu aux interactions sociales ; tertio, grâce à un pouvoir filtrant. Tous les écrans n’ont pas la même efficacité, mais tous sont mieux que rien. Ce pouvoir filtrant sur le virus est variable selon le type de filtre utilisé (pour comparaison, il est estimé à 89 % pour les masques chirurgicaux).

D’après l’étude d’Anna Davies et al. de 2013Testing the Efficacy of Homemade Masks: Would They Protect in an Influenza Pandemic? 

Echarpe

Torchon de cuisine

Papier de sac d’aspirateur

Davies A, Thompson K-A, Giri K, Kafatos G, Walker J, Bennett A. Testing the efficacy of homemade masks: would they protect in an influenza pandemic? Disaster Med Public Health Prep 2013

21 volontaires toussaient dans une “boîte à toux”, mise en incubation pendant 48h. Les “colonies” (UFC) de bactéries ont été comptées ensuite (les bactéries choisies mesuraient moins de 100 nm, soit à peu près la taille du virus de la grippe et du SARS-CoV-2 estimé à 125 nm) : sans masque, 200 UFC ; avec un EAP en coton 43 UFC (significativement mieux) ; avec un masque chirurgical 30 UFC. 

Le port d’EAP dans les commerces : un moyen de lutte indispensable contre la propagation

Les commerces sont un lieu où les mesures barrières sont particulièrement difficiles à respecter (distanciation sociale, lavage de mains…). Il est indispensable de porter un EAP dans ces espaces publics.

Quel magasin préférez-vous ? 

Celui où les clients protègent les produits… ou celui où ils respirent sur vos fruits ?

Communiqué de presse du collectif du 16 avril pour le port généralisé dans les supermarchésSimulation 3D de l’intérêt du port d’un EAP

Le port généralisé d’EAP : appels entre mars et juin 2020

Notre initiative, lancée le 22 mars, s’inscrit dans un mouvement international. Nous recensons ici quelques avis d’experts et de sociétés savantes en faveur du port généralisé depuis début mars 2020. Il n’y a pas de recherche d’exhaustivité, mais bien d’insister sur le fait que notre avis est largement partagé.

Le masque anti projection n’est pas aussi efficace qu’un masque chirurgical. Cependant, il est suffisamment efficace pour protéger les autres si vous n’êtes pas un soignant. En effet, si tout le monde porte un écran anti postillons pour protéger les autres, et ne touche ni son nez ni sa bouche lors de ses sorties, le risque de transmission du coronavirus diminue.

Patty Robertson (4 mars)

Il est important de porter un masque, non pas pour vous protéger vous mêmes, mais pour protéger les autres au cas où vous ne seriez pas conscient d’être malade et que vous seriez asymptomatique.

Petr Ludwig (14 mars)

Cofondateur du mouvement #Masks4All

Dans l’émission « C à vous » le Professeur Eric Maury explique en quoi les masques sont utiles pour protéger les autres

Professeur Eric Maury (18 mars)

Président de la Société de réanimation de langue française

Plusieurs personnalités ont appelé au port généralisé du « masque » pour lutter contre l’épidémie de coronavirus 

Lettre ouverte à Olivier Véran (20 mars)

Par Claude Got, professeur de médecine Catherine Hill, épidémiologiste Michel Parigot, chercheur en Mathématiques au CNRS, président du Comité anti-amiante Jussieu Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière

Si vous pensez qu’un masque fait à la main ne peut pas être utilisé, détrompez-vous. Même le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a une place pour eux, en temps de crise, comme celle que nous traversons en ce moment.

TJ McCue (20 mars)

Consumer Tech

Petr Ludwig, conférencier Tchèque, a réalisé une vidéo éducative sur l’importance du port du masque, non pas pour se protéger soi-même mais pour protéger les autres au cas où l’on ne serait pas conscient d’être malade et que l’on ne présenterait pas de symptômes. 

Irena Kotíková (22 mars)

Responsable de la recherche et du développement au ministère de l’éducation à Prague, initiatrice du mouvement #masks4all en Répubique Tchèque

Liste de publications sur l’efficacité des masques

Argumentaire de la campagne #Masks4all

Les masques de protection à visée collective pourront, le cas échéant, être proposés au plus grand nombre lors des sorties autorisées dans le contexte du confinement.

Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (24 mars)

Un « écran » devant le nez et la bouche, c’est mieux que rien !
“Quand un lavabo déborde, on ne prend pas des écopes de plus en plus grandes : on ferme le robinet. Aujourd’hui, le robinet c’est le nez et la bouche des gens, de tous les gens, dès qu’ils quittent le domicile.”

Dr Elisabeth Kempf (24 mars)

Allergologue à Strasbourg

Si le manque de masque est admis, il est affirmé qu’ils ne sont nécessaires que pour les soignants. Mais si on en avait suffisamment, il serait demandé à tout le monde d’en porter car toute réduction des contaminations est décisive face à la propagation.

Serge Galam (24 mars)

Physicien, chercheur émérite au CNRS et au CEVIPOF de Sciences Po

Les mesures barrières ne sont pas toujours appliquées lors des courses, ou de la réception de colis par exemple. Il conseille donc avec Alsace Santé au Travail (AST67) de se fabriquer une protection faciale. 

Dr Jean-Michel Wendling (26 mars)

Médecin de prévention spécialiste chez l’Association de Conseil en Santé au Travail

COVID-19 : Pourquoi nous devrions tous porter des masques – nouvelle justification scientifique. Le principal mécanisme de transmission ne se fait pas par les aérosols fins mais par les grosses gouttelettes, ce qui justifie le port d’écrans par tous. 

Dr Sui Huang (28 mars)

Biologiste cellulaire et moléculaire à l’Institute for Systems Biology

Parmi les mesures barrière susceptibles de limiter la dispersion du virus du Covid-19, il est étonnant de constater que le port systématique d’un masque ne soit pas recommandé.

Pr Patrice François (28 mars)

Professeur au service d’évaluation médicale du CHU Grenoble

Si nous ne faisons rien, des centaines de personnes en bonne santé actuellement devront être hospitalisées dans un état grave dans 10 ou 15 jours, faute d’avoir pris les précautions nécessaires. Le port d’un masque artisanal en tissu est une réponse au danger.

Dr Didier Legeais (28 mars)

Vice-président du syndicat des médecins de l’Isère, auteur d’une vidéo largement partagée

Cela fonctionne si tout le monde en porte un, et dans ce cas, un masque très basique suffit, car un bout de tissu peut bloquer les projections de gouttelettes salivaires contaminées émises par un malade. Ce n’est pas parfait, mais c’est beaucoup mieux que rien.

Pr KK Cheng (30 mars)

Spécialiste de santé publique à l’université de Birmingham

La grande erreur aux Etats-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque. Ce virus se transmet par les gouttelettes respiratoires, de personne à personne. De nombreux individus atteints sont asymptomatiques, ou ne présentent pas encore de symptômes : avec un masque, on peut empêcher les gouttelettes porteuses du virus de s’échapper et d’infecter les autres.

Georges Gao (31 mars)

Directeur général du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies

Après un premier avis le 22 mars sur les masques, le 2 avril, l’Académie de Médecine a partagé le même double argumentaire que nous (stade 3 et 4) et recommande désormais que le port d’un masque « grand public », aussi dit « alternatif », soit rendu obligatoire pour les sorties nécessaires en période de confinement ; dans le cadre de cette levée du confinement (stade 4), le port obligatoire d’un masque « grand public » ou « alternatif » par la population devrait être maintenu.

Académie Nationale de Médecine (2 avril)

On pense que les masques de fortune peuvent également réduire le risque d’infecter d’autres personnes car ils peuvent réduire la vitesse des gouttelettes produites par la toux, les éternuements ou la parole. Un tel effet protecteur n’a pas encore été scientifiquement prouvé 

Robert Koch Institute (3 avril)

Institution scientifique centrale du gouvernement Allemand dans le domaine de la biomédecine

Le CDC recommande le port de couvre-visages en tissu dans les lieux publics où d’autres mesures de distanciation sociale sont difficiles à maintenir (par exemple, les épiceries et les pharmacies), en particulier dans les zones de transmission communautaire importante. Les (écrans anti-postillons maison) peuvent être utilisés comme une mesure de santé publique supplémentaire et volontaire.

Centres de prévention et contrôle des maladies (US) (3 avril)

Principale agence fédérale des États-Unis en matière de protection de la santé publique

Si tout le monde porte un masque, tout le monde protège tout le monde.

Collège de la médecine générale belge (7 avril)

Étant donné qu’il est de plus en plus évident que les personnes présentant des symptômes légers ou n’en présentant pas peuvent contribuer à la propagation de COVID-19, les masques faciaux et autres protections faciales peuvent être considérés comme un moyen de contrôle à la source complémentaire aux autres mesures déjà en place pour réduire la transmission de COVID-19.

Centre européen de prévention et contrôle des maladies (8 avril)

L’Association des maires de France recommande aux maires de conseiller à la population de porter un masque artisanal (type AFNOR) ou chirurgical sur la bouche et sur le nez durant les sorties autorisées.

Association des Maires de France (8 avril)

Cette demande a conduit le Conseil d’Etat à limiter le champ d’actions des maires le 17 avril

Les masques de protection devraient être rendus largement disponibles afin qu’ils soient utilisés par toute la population, dès maintenant, demain en sortie de confinement, et plus tard pour éviter de nouvelles vagues. L’apprentissage d’une utilisation correcte des masques doit faire l’objet de messages répétés à diffusion large.

Société Française de Santé Publique
(10 avril)

Le port du masque grand public représente une mesure de protection collective qui, s’il est adopté par tous, devient une mesure de protection individuelle.
Pour limiter et ralentir la circulation du virus du Covid-19, tout est « bon à prendre » ; c’est l’addition de différentes mesures, dont l’utilisation d’un masque dans la population générale, qui constituera le socle du dispositif de déconfinement, en vue de réduire le risque d’un rebond tant redouté de l’épidémie.

Académie Vétérinaire de France (19 avril)

Pré-requis au déconfinement : des masques alternatifs de production industrielle ou artisanale anti-projection
disponibles pour l’ensemble de la population.

Comité scientifique COVID-19 (20 avril)

Malgré l’évidente nécessité d’une telle mesure, malgré son acceptabilité attestée par l’anticipation de nombreuses personnes qui ne sortent que masquées, des objections de principe retardent sa mise en œuvre et favorisent la persistance d’une transmission du virus dans la communauté. (…) Attendre la date du 11 mai pour faire porter le masque aux Français, c’est accorder 3 semaines de répit au SARS-CoV-2 pour qu’il continue de se transmettre, c’est accepter plusieurs milliers de nouvelles infections, donc plusieurs centaines d’hospitalisations et plusieurs dizaines de morts supplémentaires.

Académie Nationale de médecine (22 avril)

Le port de ces masques grand public trouve une justification en population générale pour des espaces clos, notamment mal aérés ou insuffisamment ventilés ou en milieu extérieur si la distance physique d’au moins 1 mètre ne peut être respectée ou garantie. En cas d’impossibilité d’accès à des masques répondant aux spécifications de l’AFNOR, il est possible d’utiliser des masques fabriqués de manière artisanale, qui n’ont pas les mêmes performances de filtration.

Haut Conseil de la Santé Publique (24 avril)

En soulevant la question cruciale des masques de protection, l’épidémie de Covid-19 a suscité une
polémique nationale, entretenue par des prises de position diverses reflétant plus souvent l’incapacité de répondre à une demande immédiate que l’aboutissement d’une véritable réflexion scientifique.

Académie Nationale de Médecine (7 mai)

Les personnes de plus de 60 ans ou avec es problèmes de santé devraient porter un masque médical certifié quand elles sont à l’extérieur et dans l’incapacité de maintenir une distanciation physique ; tous les autres devraient porter un masque en 3 couches dans ces situations (tableau 2, page 7).

Organisation mondiale de la Santé (5 juin)

D’autres initiatives lancées en parallèle en mars-avril

Plusieurs autres initiatives ont été lancées en parallèle. Les textes sont diffusés avec leur accord.

Les membres de la Kès 81 de Polytechnique – Laurent Chaudron, Nicolas Cheimanoff, Laurence Chevet, Guillaume Gerondeau, Olivier Jousselin, Nicolas de Kouchkovsky, Jean-Baptiste Renard, François Steiner – dont nous présentons leur communiqué du 29 mars et leur analyse scientifique du 30 mars

Retrouvez leur initiative détaillée sur le site Mask-info

Le compte @masquespourtous dont nous présentons ici le texte incluant des tutoriels d’EAP.

Le collectif masques pour tous – Dr Dinh Hy Trinh, Mauricette Lemercier et Clarisse Tedesco – dont nous présentons les appels et textes collectifs : lettre au Président du 22 mars, texte collectif du 22 mars, texte collectif du 25 mars, texte collectif du 27 mars, lettre aux maires du 29 mars, lettre au Président du 1er avril, texte collectif du 4 avril, texte collectif du 7 avriltexte collectif du 13 avriltexte collectif du 20 avril, lettre du 23 avril, lettre du 30 avrillettre du 16 mai, lettre du 19 juin, lettre du 17 juillet

L’initiative Faites vos masques – Dr Philippe Dumas – dont nous relayons le site et l’argumentaire scientifique.

Retrouvez le site Faites vos masques COVID-19

Enfin, beaucoup de personnes ont mené localement, sur les réseaux sociaux ou dans les médias, des actions. A l’image du collectif #MaskAttack sur facebook, d’innombrables associations de couturier.e.s (ou des personnes seules) et certaines collectivités ont participé très tôt à la généralisation des écrans anti-postillons.

La réunion de plusieurs de ces collectifs a mené à une tribune le 6 mai en faveur du port généralisé d’écrans anti-postillons (publiée par Le Point)

Ils ont soutenu notre initiative dès mars-avril

Vos créations

La solidité d’une chaîne dépend de son maillon le plus faible ; si nous portons tous un écran, la chaîne est forte. L’efficacité de cette mesure ne peut qu’être collective : c’est pourquoi il est important de la diffuser. 

Qui sommes-nous ? 

Nous sommes 4 médecins, nous n’avons évidemment aucun conflit d’intérêt financier à ce que vous réalisiez vous-mêmes vos EAP avec des moyens de fortune… Nous voulons aider à limiter au maximum la propagation du coronavirus.
Le site est financé personnellement.

Dr Jonathan Favre

Médecin généraliste – Villeneuve d’Ascq (59)
Ancien chef de clinique des universités (Lille)

Dr Michaël Rochoy

Médecin généraliste – Outreau (62)
Ancien chef de clinique des universités (Lille)

Dr Thibault Puszkarek

Médecin généraliste – Locronan (29)
Ancien chef de clinique des universités (Lille)

Dr Antoine Hutt

Radiologue spécialisé dans l’imagerie du thorax – Lille (59)
Ancien chef de clinique des universités (Lille)

En parler autour de vous…

L’efficacité ne peut qu’être collective : plus il y aura d’EAP, moins il y aura de contagion… En parler, c’est sauver des vies ! 

La presse en parle (section en cours d’ajout)

Notre action a largement été relayée sur les réseaux sociaux et dans la presse, notamment avec plusieurs dépêches AFP… De façon non exhaustive, certaines de nos interventions sont recensées ici.

De nombreux pays ont recommandé le port du masque dans l’espace public avant la recommandation de l’OMS du 5 juin… 

Cette liste non exhaustive présente les pays ayant rendu obligatoire le port du masque dans l’espace public (transports en commun et/ou lieux confinés)

En mars

(Recommandé en Chine)
Vietnam (16 mars) 
République Tchèque (18 mars) Venezuela (20 mars) 
Ouzbekistan (22 mars)  Création de Stop-Postillons
Slovaquie (25 mars)  
Thaïlance (25 mars) 
Bosnie-Herzegovie (29 mars)
Slovénie (29 mars)

En avril – 1ère quinzaine

Taïwan (1er avril) 
Philippines (2 avril)
Premier avis de l’Académie Nationale de Médecine et avis des CDC américains 
Colombie (4 avril) 
Emirats Arabes Unis (4 avril)
Kenya (4 avril)
Autriche (6 avril)
Canada (6 avril)
Cuba (6 avril)
Roumanie (6 avril) 
Ukraine (6 avril)
Honduras (7 avril)
Maroc (7 avril)
Panama (7 avril)
Pérou (7 avril)
Turquie (7 avril)
Bahamas (8 avril)
Benin (8 avril)
Chili (8 avril)
Equateur (8 avril) 
Indonésie (8 avril) 
Mozambique (8 avril)
Salvador (8 avril)
Avis du CDC européen
Bahrein (9 avril)
Cameroun (9 avril)
Gabon (10 avril)
Lituanie (10 avril)
Bulgarie (12 avril)
Ethiopie (12 avril)
Guatemala (12 avril)
Israël (12 avril)
Argentine (14 avril)
Guinée (14 avril)
Singapour (14 avril)
Tchad (14 avril)

En avril – 2ème quinzaine

Angola (16 avril)
Pologne (16 avril)
République Dominicaine (16 avril)
Mexico (17 avril)
Guinée Equatoriale (18 avril)
Pakistan (18 avril)
Zambie (18 avril)
Irak (19 avril)
Kinshasa / Congo (20 avril)
Luxembourg (20 avril)
Rwanda (20 avril)
Sénégal (20 avril)
Avis du Comité scientifique COVID-19
Jamaïque (21 avril)
Liberia (21 avril)
Sierra Leone (21 avril)
Ghana (22 avril)
Deuxième avis de l’Académie Nationale de Médecine, et avis du Haut Conseil de Santé Publique
Nigeria (25 avril)
Côte d’Ivoire (26 avril)
Qatar (26 avril)
Allemagne (27 avril)
Burkina Faso (27 avril)
Madagascar (27 avril)

En mai

Afrique du Sud (1er mai)
Portugal (4 mai)
Belgique (4 mai)
Grèce (4 mai)
Pay-Bas (6 mai)
Ouganda (6 mai)
France (11 mai : le port du masque devient recommandé)
Lettonie (12 mai)
Espagne (21 mai)
Corée du Sud (25 mai)






14 juillet : la France recommande le port du masque dans l’espace public clos.